Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 09:02
Changement de cremerie

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Par Yadaya
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 04:33



Indonésie, mats de cocagne de la fête de l’indépendance à Jodja.

 

En Asie pour peu que l’on dispose d’influence il est normal de « placer » ses proches à des postes lucratifs. Du restaurateur au chef d’état on « place », pas au même niveau, pas avec les mêmes bénéfices -un restaurateur aura tendance a exploité nièce et neveux dans ses cuisines…- mais on « place » ses proches tant bien que mal.

 

Thaksin Shinawatra en est un bel exemple, toute la famille est « placée » puis déplacée vu tous les malheurs du clan Shinawatra. Bon vent.

 

Hun Sen n’est pas en reste. La disparition de Hok Lundy fut l’occasion de remplacer le chef de la police. Si je ne me trompes ce fut un beau frère du premier ministre qui récupéra le top job. Hun Sen ayant une déclaration style « qu’est ce que j’y peu moi, que la personne la plus apte soit un membre de ma famille ! ».

 

Au Myanmar les rejetons de généraux sont très vites liés aux affaires, même qu’ils se chamaillent entre eux de temps à autres.

 

En Malaisie dire que le népotisme est monnaie courante au sein du Barisan nasional est un euphémisme.

 

Singapour est une affaire de famille avec des salaires si élevés qu’ils en deviennent incorruptibles.

 

Les Philippines voient déjà un certain Noynoy le fils de Cory Aquino marché dans les pas de sa mère.

 

En France Jean Sarkozy 23 ans, vient de se faire propulser à job top gun à la Défense.

 

Même en Chine où un petit fils de Mao est devenu le plus jeune général de l’APL ils se marrent.

 

Cherchez l’erreur.

Par Yadaya - Publié dans : Region - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 10:36




Pestilentiel lac situé à l’intérieur de la ceinture des digues de la capitale cambodgienne le Boeung Kak, il faut le reconnaître, est un égout à ciel ouvert.

 

Parait que les poissons que l’on y pêche sont reconnaissables aux intestins farcis de préservatifs. Vu la digue autrefois connue comme « la rue des petites fleurs »  rien de bien surprenant.

 

Le combler c’est effectivement raser une zone marécageuse, pestilentielle, etc. Surtout qu’il s’agit d’y construire sur les 90 ha remblayés des centres commerciaux, hôtels, universités comme l’annonce la société promotrice qui est bien évidemment une œuvre PPC.

 

Le comblement est bien avancé. L’une des photos date de 2007, l’autre du weekend dernier. Bientôt ici s’élèvera…. Un projet des plus louables.

 

Un peu d’histoire le Boeung Kak est un lac artificiel creusé par les Français -tout au moins les Français dirigeaient les équipes de coolies- dans les années 30 alors que les travaux de la digue externe de Phnom Penh étaient réalisés. Sans être hydraulicien je présume que ces travaux n’étaient pas gratuits et devaient avoir une utilité même quelconque. Genre servir de trop pleins en cas d’inondations.

 

Eh bien ce n’est plus le cas. L’annonce du comblement du lac avait bien suscité l’émoi initial du responsable du drainage de la capitale. Mais après une rencontre -fructueuse- avec la société à l’origine du projet tout semble régler.

 

Et pour être régler, ce l’est !

 

Les 90 ha du lac se complète par 30 ha de berges où des gens ont squatté depuis le début des années 80. Selon la loi locale ses terres dépendent de la municipalité ainsi que le lac inconstructible. Bref pas de titres de propriétés valides et la municipalité a décidé de louer pour 99 ans le Boeng Kak

 

C’est beau le développement surtout que pour l’occasion il s’agit sans doute de la plus grosse expropriation collective du royaume. Une compagnie appartenant à un sénateur expulse -contre compensation- quelques 4500 familles… environ 30 000 personnes.

 

Joli coup. Il y aurait au Cambodge plus 150 000 expugnables dixit des Ong’s…

 

J’adore les réformes agraires, on vire les pauvres pour faire place aux nouveaux riches et  puissants.

 

Vives les Gracques !

Par Yadaya - Publié dans : Cambodge - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 06:57



L’épisode Lagon bleue précédé et suivi de maints autres Sophie Club, Mikado, Circee, DV8, etc. a jeté un froid dans la communauté d’expats plus ou moins maquereaux d’occasion.

 

Les protections « quatre étoiles » ne tiennent plus face à la colère de Bun R. HS dont le nom renvient de plus en plus sur les lèvres. Elle est crainte, respectée et ses décisions font force de loi.

 

Dans le cas présent, je n’ai rien contre cette descente. La « pattayisation » de Phnom Penh n’est pas très reluisante.

 

Ouvrir un « bar » y collé 15 filles et attendre le chaland et les « barfines ». Ces derniers sont considérés comme preuves de prostitution/maquereautage.

 

Scène divertissante, un expat, deux verres, une flopée de filles, une brève discussion/négociation et un pourboire. Le couple du jour s’en va casser une graine… Peu réveillé le boss expat déboule en roulant des yeux. Il s’emporte quand la caissière lui annonce que le gars a payé un barfine. « I don’t want to go to jail ! I told you ! NO BARFINE !»

 

Je rigole doucement, on est au Cambodge quand même.

 

Le boss il veut vendre son bar. « on me dit que cela durera 6 mois comme cela, ensuite tout reviendra à la normale ».

 

Humm les ordres viennent d’en haut tout de même.

 

Il vendra finalement son bar le boss. Mais question contrat de location laisse le repreneur le gérer sous son nom. Quelques jours plus tard il reprend son bar ?!?

 

Incrédule je lui demande ce qu’il s’est passé et découvre que le repreneur avait réinstauré les barfines et laissés les filles s’amusés…

 

Un tantinet parano l’ex patron a préféré remboursé son repreneur et reprendre le turbin. « c’est toujours à mon nom et ne tient pas à me retrouver en taule »

 

La paranoïa est une maladie contagieuse. Sur les quais on peut acquérir un bar à partir de 2500 $ ! J’ai vu cela dans une petite annonce de la presse locale…

 

Pour cette modeste somme vous pouvez commencez à perdre de l’argent tous les mois et éventuellement passer par la case prison et sans touchez les 20 000 $ de la case départ.

Par Yadaya - Publié dans : Mekong rives a la derive - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 05:18



Au moment de la nomination surprise du président américain au Nobel de la paix (1) une certaine fébrilité agite la diplomatie birmane.

 

La dame de Rangoon est de sortie. A deu reprises ce fut le commis de service de Naypyidaw puis hier des diplomates australiens, anglais et américains. C’est autre chose que les rencontres qui eurent lieu au cours du procès de juillet où Suu Kyi avait rencontré des diplomates qui la déteste comme ceux de Singapour.

 

Ce serait donc du sérieux. La nouvelle antienne américaine prône une levée progressive des sanctions corrélatives aux actions « positives » de la junte, genre libération de prisonniers politiques.

 

Du très sérieux même, les rumeurs de Yangon évoque une rencontre au sommet entre Than shwe et Daw Suu. Le généralissime la déteste tellement que le jour où un diplomate évoqua son sort en sa présence, il se tu, se leva et quitta la pièce.

 

Du très, très sérieux, selon l’Irrawaddy 50 bataillons sont stationnés dans l’état shan. A un moment ou un autre Tatmadaw va attaquer les 20 à 25 soldats Wa. Vu la modernisation de l’armée birmane ces dernières années il n’est pas impossible que les Wa soient défaits. Ce ne sont pas les Thaïlandais et les Américains qui y trouveront véritablement à redire. L’armée ethnique est plus connue pour ses productions de drogues que pour protéger la veuve et l’orphelin des exactions des troupes birmanes. Seul Beijing ne sera pas contente, les Wa sont plus chinois qu’autre chose et sont ses protégés depuis des lustres. Enfin Beijing a un gros projet de gazoduc de Sittwe à Kunming qui pèse lourd dans la balance de ses intérêts.

 

Du très, très, très sérieux en opérant un rapprochement de la junte birmane l’administration d’Obama espère contrecarrer l’emprise grandissante de la Chine sur le Myanmar. Containment strategy. Beijing a d’ailleurs très bien saisi l’enjeu et lors de l’appel rejeté du Suu Kyi en septembre, une fois n’est pas coutume, Beijing s’est jointe au concert des nations pour exiger sa libération. Une message clair pour les généraux birmans particulièrement sinophobes : vous savez où sont vos vrais amis/intérêts.

 

Du très, très, très rien du tout. Une fois que la junte aura finit de jouer avec les diplomates occidentaux et Aung San Suu Kyi elle se refermera comme une huître. Quel ingénu peut croire un instant que cette partie de poker menteur « je concède, tu concèdes » puisse aboutir à autre chose qu’un échec.

 

Avec les ventes de matières premières à l’inde, la Chine et la Thaïlande la junte birmane n’a jamais été aussi puissante. Elle joue avant de réussir les élections générales de 2010.

 

(1) Personnellement j’aurais préféré un dissident chinois, non pas pour ses actions mais pour les réactions de Beijing genre “une grosse interférence dans les affaires intérieures de la Chine... 1,3 milliards de chinois en colère… » et autres blah blah du genre.

Par Yadaya - Publié dans : Myanmar - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 07:50



A l’heure où les Thaïlandais jouent la carte nationaliste sur Preah Vihear en sortant d’on ne sait où une carte unilatéralement dessinée par Bangkok un peu de calme dans un site oublié du Cambodge.

 

Sambor prey kuk, première ville khmère indiscutablement authentifiée par les archéologues. Une ville du VI ème siècle avec des monuments en briques en excellent état vu l’age et le climat.

 

Une ville érigée 600 ans avant Angkor.

 

Une ville oubliée, épargnée par le tourisme de masse. Je ne m’en plaindrai pas

 

A vol d’oiseau elle est proche de Preah Vehear qu’Hun Sen au grand émoi -factice- des Thaïs clamait qu’elle serait défendue AK 47 en mains en cas d’intrusion d’envahisseurs…

 

Tss, tss comme pourrait dire un Viet à un Thai : nous on est moins con, on prend des rizières que l’on cultivent et on leur laissent leurs temples.

 

Vrai que le destin de Phu huoc est intéressant…

Par Yadaya - Publié dans : Cambodge
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 04:48



Crépuscule du côté de Hsipaw

 

Dernière surprise financière en provenance de Naypyidaw, une nouvelle coupure de 5000 kyats a été mise en circulation le 1er octobre. La plus grosse coupure précédente était de 1000 kyats. Le cours officiel du marché noir est de 1080 kyats/dollar ces derniers jours.

 

Elle suscite un effroi chez les changeurs et les Birmans en général. Peur de l’inflation, peur de d’une dépréciation du kyat « relative » valeur sure en ces moments de faiblesse du dollar mais surtout peur de Naypyidaw.

 

Une Grande peur même : en 1988 Ne Win démonétisa sans compensation des coupures pour les remplacer par les 45 et 90 kyats. C’était on ne peut plus nécessaire car le chiffre 9 était son chiffre porte bonheur.

 

Instantanément des millions de Birmans perdirent leur argent. Instantanément ils descendirent dans la rue pour manifester leur mécontentement. Un peu moins instantanément les militaires descendirent dans la rue et dispersèrent les émeutiers.

 

Selon l’opposition il y eu 3000 victimes.

 

Par la suite Ne Win fut mis au placard par Than Shwe  le généralissime actuel. Ayant sans doute retenu la leçon -on peut rêver- Than Shwe l’a joué finaud le 1er octobre et n’a pas démonétisé sans crier gare en lançant ses 5000 kyats joliment ornés d’un éléphant blanc.

 

Encore heureux il me reste plus de 30 000 kyats dans mon sac… une fortune.

Par Yadaya - Publié dans : Myanmar - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 08:56



« La chambre Tom Cruise est libre » me souffle d’une voix fluette la réceptionniste. Avec son plancher craquant et son mobilier « vieille Espagne » fleurant bon l’encaustique, la spacieuse chambre « Tom Cruise » est une adresse où l’on pose son sac en regrettant déjà l’instant du départ. Contraste saisissant, de la fenêtre ouverte, la vue sur l'exubérant jardin tropical me rappelle que je ne suis pas en Castille, mais à Vigan, l'une des rares cités d'Asie du Sud-est classée par l'Unesco…

 

La suite, c’est dans le magazine Chine Plus qui vient de paraître.

 

Sympathique cité à l’encaustique Vigan (Nord Ouest Luzon Philippines). N’hésitez pas à y faire un détour à l’occasion

 

Bonus, vous pourrez marcher dans les pas de Tom Cruise qui y joua une scène de « Né un 4 juillet ».

 

Mais pas ces jours-ci vu la déferlante de ses dernières heures. Ce weekend le gouvernement recommandait à ses citoyens de prier et de se préparer au pire…

Par Yadaya - Publié dans : Phillippines - Communauté : Asie
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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 06:18



Un magnifique défilé hier sur la place Tiannamen où l’armée du peuple exhibait en grande pompe ses derniers missiles, chars, avions…

 

C’était grandiose, clinquant, arrogant mais après tout chacun son 14 juillet. Et puis 60 ans de règne pour un parti unique cela se fête surtout quand l’on est en passe de devenir la seconde puissance économique mondiale (si ce n’est déjà fait) et l’on caresse la première place à l’horizon 2020.

 

Reste un chagrin et de taille les 1, 3 milliards de chinois étaient invités -c’est un euphémisme- à célébrer la nouvelle puissance de la Chine chez eux. Hormis quelques happy few, personnes n’a assisté à ce défilé.

 

Raison de sécurité oblige (c’te blague) il était interdit au riverains du défilé de s’aventurer sur leurs balcons, ni même d’ouvrir les fenêtres.

 

L’empereur est seul, enfin presque il a une jolie armée pour lui tenir compagnie. « Pacifique » son armée, insistons sur le terme rabâché à longueur de discours sur la « Chine harmonieuse » de Hu Jintao.

 

Bref le PCC défilait hier, brandissant son nationalisme et sa réussite économique comme légitimité à conserver sans partage le pouvoir depuis 60 ans.

 

M’ouais en attendant il n’y a que la voix du parti qui se fait entendre, la société civile est dans les limbes. Voici quelques jours j’ai relevé ce passage dans le China post :

 

Besides, Obama's move also carries adverse political consequences. China's billion-strong netizens are angry and demanding their government to retaliate. Nationalistic feelings could be dangerous and damaging if left unchecked. In slapping the punitive tax, there should be proof of dumping or flagrant unfair trading practices as stipulated in the rules of the World Trade Organization. But the trade law invoked by Obama does not burden the United States with such proof. No wonder it has incurred the wrath of China.

 

J’adore la superpuissance du XX Ième siècle qui marche d’un pas uni « un milliard de cyber-citoyens en colère demandant à leur gouvernement de riposter ».

 

J’adore encore plus un parti qui se retranche en permanence derrière un peuple qu’il ne représente pas pour brandir « la colère de la Chine ».

 

J’adore encore plus (bis) un pays avec une telle unité qu’il préfère ne pas inviter le peuple à sa grande messe patriotique.

 

Mouais les Indiens n’ont pas tort d’évoquer dans leurs ouvrages scolaire un certain Adolf qui su redresser son pays et en faire une puissance… A quand sa réhabilitation ?

 

Le XXI sièccle sera le siècle des pouvoirs autoritaires, un euphémisme…

 

Par Yadaya - Publié dans : Chine - Communauté : Journalistes et clubs presse
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 04:52

Bagan...

Pause momentannée...
Par Yadaya
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